The Ogre and the Hummingbird

 

THE OGRE AND THE HUMMINGBIRD

Fragment of the homonym tale by Joan C. Roca Sans

A few months earlier, during his first stay at Sophie’s home, something unexpected happened which provided my friend Sergi with what could be a great theme for his paintings. Whilst they were having lunch at Mas la Pyramide, located in an old quarry from Roman times, they heard someone talking about a demonstration planned for the next morning in Saint Remy. A girl with a fresh natural voice said:

–Yes, I’m going of course, because I am a ”gardienne”, I can ride a horse and I’ve always got my outfit ready.

So, on Sunday morning, a crowd of men and women dressed in traditional costumes, nearly a hundred mounted white horses, and tambourine players accompanied by banner and flag carriers, took to the street to protest about something which seemed as trivial as the legal ban on a local holiday celebration with young bulls stampeding in the streets of the village of Eyragues.

When he asked what was going on, he found out that this toing and froing had started at least two centuries earlier and that the stubborn efforts of central government to repress all bullfighting ended up turning them into a symbol of rights in Provence. It was another episode in the long struggle against cultural uniformity that Paris has always wanted to impose. The demonstration in Saint Remy had an epic tone and these kinds of themes were necessary for the painting, Sergi decided.

Artists don’t work by deduction but by association. Protesting banners, defending customs – we already know that he who loses sight of his roots, loses his identity -, fused together in Joan’s head with Piero de la Francesca’s horses, vintage posters of farming in Chile, and many more. Mobile phone cameras were smoking… and that’s how the series of Touchez pas nos traditions, which he decided to include within the Mare Nostrum Project, was developed.

When my friend came on the scene as a painter in the seventies, after he had learned his profession at the Higher School of Fine Arts in Barcelona, he got the feeling that painting was dead, that it was old fashioned, even though he had devoted all his life to it. He had always thought that the artist who has something to say, doesn’t obey orders like a servant, and doesn’t give any importance to what is, has been or will be in the history of art.

He concentrated on the new series. There was nothing traditionalist about it, because to believe in tradition and try to resurrect it is to assume that it is dead. It wasn’t a matter of reinstating the course of time, he told me, nor of restoring a traditional order but rather the complete opposite. It was all about evoking the first moment of creation. A work of art, Sergi thought, had to be “zeitlos”, timeless, like coming out of a dream, something that satisfies the oldest desires in us.

Where would the starting point for art be, if not from within this joy, from this pressure towards an endless start? He said to me one day, absolutely convinced.

© JC Roca Sans

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TRIPTYQUE PROVENÇAL

 

Painting

 

Making off

 

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Saint Rémy de Provence

Triptyque Provençal

   

EXHIBITION

  exhibition-saint-remy-de-provence

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Chapelle Notre-Dame-de-Pitié

Avenue Durand-Maillane. 13210 Saint Rémy de Provence

Du 1er au 15 de Juin 2016

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Atrium Torroella. Sales d’exposició del Projecte Ermoupoli

Carrer Primitiu Artigas 19. 17257 Torroella de Montgrí

Del 24 de juny al 30 d’octobre 2016

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TRIPTYQUE PROVENÇAL

Est le titre de l’exposition de peintures de Joan Carles Roca Sans (Barcelona 1946) à ne pas manquer à Saint Rémy de Provence au mois de Juin.   Lieu : Chapelle Notre-Dame de Pitié. Avenue Durand-Maillane. 13210 Saint Rémy de Provence Date : Du 1er au 15 Juin 2016   Le 19 avril 2015 eut lieu à Saint Rémy une  grande manifestation pour défendre les traditions de la Provence. Elle a inspiré l’auteur pour peindre cet éblouissant Triptyque Provençal. La collection est un nouvel épisode du Project Ermoupoli et sera présenté à Saint Rémy de Provence samedi, le 4 juin, à 18h.

Adjoint un dossier pour en savoir plus sur l’auteur.

         

Juan Carlos ROCA SANS est né à Barcelone en 1946. Il a étudié l’administration des affaires à l’ESADE et trois cours de beaux-arts à l’université de Sant Jordi.

LE PROJECT ERMÓUPOLI

2007/2013 – Le projet Ermóupoli s’inscrit dans une tradition littéraire qui a émergé à la Renaissance: une collection d’histoires qui se déroulent à différents endroits de la Méditerranée, où différents personnages vivent des expériences qui transforment leur vie. Chaque étape du projet (jusqu’à maintenant, il y en a dix) est présentée dans une exposition et en même temps sur www.rocasans.net: on peut y trouver la plate-forme virtuelle du projet, qui pour l’instant n’a pas de date d’achèvement.

Certains aspects pertinents de l’avant-garde, aujourd’hui encore, gardent leur vigueur. Mais, avec les grands «récits de l’émancipation” en crise, l’idée actuelle d’un projet comme Ermóupoli doit nécessairement être beaucoup plus concret et circonstanciel, lié à l’idée de transmettre une vision personnelle de la vie et une transformation possible de la conscience. L’intérêt pour l’application des nouvelles technologies a grandi à mesure que le projet se consolidait. C’est alors que l’artiste découvre comment fixer la lumière sur le marbre, le fer et le méthacrylate, avec des machines numériques et essaie l’intelligence artificielle en appliquant des programmes Cad – Cam sur des fraiseuses.

Le nouveau et l’ancien sont les deux faces d’une même médaille. « L’art avance avec la mise au jour du passé » souligne-t-il. Les notes de voyage, une fois numérisées et travaillées avec des programmes d’édition d’image, deviennent des courts métrages d’animation et des impressions sur papier de riz pour remplir les salles de musées et fondations. Il s’engage pour une liberté créative sans frontières ni hiérarchies entre langages artistiques où le support sensible (peinture, sculpture, photographie, vidéo et installations) dépend de sa disposition communicative et des matériaux ramassées à chaque voyage.

Le Projet Ermóupoli se caractérise par l’amour de l’expérimentation, la compréhension de l’expérience artistique comme un fragment et comme la fusion entre des différents plans anthropologiques: l’émotion et le concept, le jeu et le sérieux, la raison et le sentiment, l’ordre et le chaos. C’est son esprit, qui met en évidence l’obsessive présence du trinôme sexe, vie et mort qu’articule le trajet de l’artiste.

Le www.rocasans.net Web accueille les histoires complètes, toutes les images, vidéos d’animation, commentant les expositions de chaque étape de l’itinéraire qui articule le projet.

Les sites choisis pour les expositions ont été:

SIROS. Down to Hades. 2007 – Apothiki Foundation. Paroikia. Paros. Grèce.

MALTA. Les documents de Schcermerhorn. 2009. Castell de Palau-Sator.

PATMOS. Janus, deux faces. 2010. Museu d’escultura contemporània. Fondació Vila Casas. Can Mario. Palafrugell.

TANGER. Le parfum de jasmin. 2011. Museu de la Mediterrània. Torroella de Montgrí.

CHIPRE. La frontière. 2011-12. Museu de fotografia contemporania. Fundació Vila Casas. Palau Solterra. Torroella de Montgrí.

DUBROVNIK. Le siège. 2011-12. Museu de pintura contemporània. Fundació Vila Casas. Can Framis. Barcelone.

CARLOFORTE. Le piège. 2012. Societat l’Amistat. Casino de Cadaqués.

SIDI BOU SAID. Deux âmes. 2013. Ulled Comunicación. Barcelone.

SYRACUSE. Lucia Luca et l’architecte allemand. 2013. Castell de Benedormiens. Castell d’Aro.

LAMPEDUSA. La grande fugue. 2015. Fort Bellegarde. Le Pertus. France.

SAINT RÉMY DE PROVENCE. Triptyque provençal. 2016. Chapelle Notre Dame de Pitié. Saint Rémy de Provence. France.